L'usine Bayer dans l'Aisne investit pour le bien-être de ses employés - Eurasanté

L’usine Bayer dans l’Aisne investit pour le bien-être de ses employés

L’usine Bayer dans l’Aisne investit pour le bien-être de ses employés

Publié le 21 décembre 2018

Selon le 10ème Baromètre de l’Absentéisme et de l’Engagement du cabinet Ayming, le taux global de l’absentéisme en France est en augmentation. Il est passé de 14 jours en 2011 à 17,2 jours en 2017, ce qui est un enjeu non négligeable pour les entreprises.

Certaines entreprises tentent de faire diminuer ces chiffres en mettant en place des mesures permettant d’améliorer le bien-être de ses employés au travail. C’est le cas dans l’Aisne pour l’usine Bayer, spécialisée dans le conditionnement de produits phytosanitaires.

Parmi ses 185 employés, on y retrouve notamment des caristes. Leur principal outil de travail est un chariot qui a été muni de coussins pour absorber les vibrations et de cabines fermées et chauffées, beaucoup plus confortables que les anciens modèles. Le Manager Responsable Logistique raconte : "Lorsque j'ai commencé, il n'y avait pas de cabines, alors l'hiver, quand on travaillait comme ça dans la cour, c'était autre chose. Il fallait vraiment se protéger mais on avait toujours le froid".

L'entreprise a également investit 1 milliard d'euros pour robotiser une ligne de conditionnement : à l'arrivée, une plus forte cadence, mais moins de souffrance. Le Manager Conditionnement chez Bayer explique : "Le mouvement de rotation du bassin était usant et des absence, il y en avait assez régulièrement. Le dos était tellement fatigué qu'on était obligé d'aller voir le médecin pour se mettre en arrêt car ce n'était plus possible".

Lé méthode ici est d'associer les salariés à l'amélioration de leurs conditions de travail. Tel qu'indiqué ci-dessus, sur un tableau dans l'usine, on voit des idées qui sont suggérées où les employés inscrivent leurs idées sur des post-its, qu'ils placent sur la colonne "à faire". Ceux-ci sont ensuite déplacés dans les autres colonnes, soit les idées en cours d'études et les idées terminées. Cela contribuer à leur donner de l'intérêt au travail. Par exemple, sur un poste déjà largement automatisé, il reste encore des problèmes à régler, comme un tuyau au sol source de chute, qui sera bientôt placé en hauteur. Un employé rapporte "A l'heure actuelle, lorsqu'on vidange notre machine, on est obligé de la vidanger [en hauteur], ce qui est très pénible a niveau des bras. On a proposé cette idée d'amélioration qui est le trappe au niveau [de la taille]".

Grâce à cette méthode et ces investissements, l'entreprise affiche un taux d'absentéisme inférieur à 3%. "On renforce le bien-être au travail, le plaisir au travail, les conditions de travail et forcément [l'employé] est moins absent et c'est du gagnant-gagnant puisque cela nous amène aussi beaucoup de performance."  explique le Responsable Production.

 

Source et crédit image : Le 20H du France 2, 20/12/2018

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