Zoom sur le projet de recherche CORDIAL-IT

Développé au sein du groupe de recherche de l’IEMN «NanoBiointerface» dirigé par Rabah Boukherroub, Directeur de recherche au CNRS, le projet CORDIAL-IT est un dispositif de diagnostic in vitro offrant un test rapide (10 min) et portable pour identifier les personnes infectées par la Covid-19 et ainsi mieux gérer l’épidémie. Ce dispositif est équipé d’un capteur électrochimique permettant de détecter la présence de particules virales du SARS-CoV-2 dans les prélèvements biologiques nasopharyngés de patients. Ce projet est piloté par Sabine Szunerits, Professeur à l’Université de Lille et spécialiste des biocapteurs et de la nano-médecine. 

L’équipe NanoBiointerface de l’IEMN possède une vaste expérience dans la conception, la fabrication et la modification de nanostructures pour des applications biomédicales variées. L’équipe a notamment développé des bandages transdermiques pour l’administration sans douleur et à la demande de médicaments comme l’insuline ou des antibiotiques. Ces bandages transdermiques sont également applicables pour l’ablation de pathogène par des approches photo-thermiques. Dans le domaine de la nano-médicine, des carbon quantum dots (CQDs) et d’autres nanostructures carbonées ont montré leur efficacité pour inhiber l’attachement du virus (e.g. MERS, herpes simplex type 1, hepatitis C) aux cellules. L’utilisation des nanostructures comme les particules de diamant ou les nanofiles de Al2O3 sont également utilisable comme adjuvant dans les vaccins. 

C’est dans le cadre de travaux de recherche sur les biocapteurs que l’équipe a développé CorDial-1, actuellement le seul dispositif diagnostic de la COVID-19 par électrochimie démontrant un pourcentage de concordance positif (PPA) de 88% et un pourcentage de concordance négatif (NPA) de 88% sur les échantillons cliniques, par rapport à un test RT-PCR classique. Le temps d’analyse est de 10 minutes sans aucune exigence de prétraitement. La sensibilité de ce biocapteur électrochimique est basée sur l’immobilisation contrôlée des « nanobodies » sur des électrodes, capables de détecter la protéine Spike du SARS-CoV-2 dans un prélèvement biologique. 

Selon ces caractéristiques diagnostiques, ce concept de diagnostic in vitro est un outil puissant pour analyser l’état d’infection d’un patient, facilement extensible à d’autres virus et capable de surmonter les effets de mutation liés au SARS-CoV-2. 

Ce travail est mené en collaboration avec : 

  • Alain Roussel, Directeur de Recherche au CNRS ; 
  • Christian Cambillau, Directeur de recherche émérite au CNRS, laboratoire AFMB UMR 7257 Case 932, Aix Marseille Université ; 
  • Pr David Devos, Professeur au CHU de Lille, Université de Lille, Lille Neuroscience & Cognition, Inserm, UMR-S1172. 

 

Contact presse 

Pr Sabine Szunerits – sabine.szunerits@univ-lille.fr 

Je voudrais recevoir des invitations à des événements sur les thèmes suivants :