Soigner la maladie de Charcot : un nouvel espoir pour les patients

À Lille, une équipe de recherche a obtenu un financement de 8,4 millions d’euros pour une période de cinq ans dans le cadre du Plan France 2030. Leur projet de Recherche Hospitalo-Universitaire (RHU) se focalise sur le développement d’une thérapie innovante pour traiter la maladie de Charcot. Cette approche repose sur l’injection de dérivés plaquettaires directement dans le cerveau. Cette innovation a donné lieu à la création de l’entreprise InBrain Pharma, anciennement incubée au sein du Bio-Incubateur et Bio-Accélérateur Eurasanté. 

LA JOURNÉE MONDIALE DE SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE

La journée mondiale de Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot s’est déroulée le 21 juin 2024. Ce jour qui est le plus long de l’année, est loin d’être anodin et symbolise l’espérance d’une vie plus longue pour les 500 000 patients atteints de la maladie de Charcot à travers le monde.

Cette maladie a été médiatisée lorsque des personnalités célèbres, comme l’astrophysicien Stephen Hawking en ont souffert. Chaque jour en France 4 personnes en meurent.

La Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative caractérisée par la mort progressive des neurones moteurs, qui commandent entre autres la marche, la parole, la déglutition et la respiration. Cette perte des motoneurones entraine une atrophie musculaire et la paralysie progressive des patients jusqu’à leurs fonctions respiratoires, conduisant irrémédiablement à leur décès. L’espèrance de vie après diagnostic est en général de quelques années. Actuellement seul un traitement, le riluzole, est proposé avec des résultats modestes.

PROJET DE RECHERCHE HOSPITALO-UNIVERSITAIRE : UN NOUVEL ESPOIR THÉRAPEUTIQUE

Alors que le rôle des plaquettes sanguines dans la réparation et la cicatrisation était communément admis, le neurologue et pharmacologue David Devos du laboratoire Lille Neurosciences & Cognition et son collègue le Pr Thierry Burnouf spécialiste du sang et des plaquettes ont eu l’idée de les tester sur les neurones, avec des résultats immédiatement édifiants au stade préclinique, et notamment une prolongation de 130 % de l’espérance de vie. Afin que ces résultats académiques puissent mener à un traitement, les inventeurs ont breveté cette biothérapie à base de plaquettes et créé la start up InVenis Biothérapies (CEO Dr Boris Molle, CSO Dr Matthieu Fisichella)

Guidé par ce nouvel espoir thérapeutique, le projet de Recherche Hospitalo-Universitaire (RHU) SecretGift a reçu dans le cadre du Plan France 2030 pas moins de 8,4 M€ sur 5 ans, avec pour objectif de mettre au point un nouveau traitement pour les patients atteints de SLA, via l’injection de dérivés plaquettaires dans leur cerveau au moyen d’une pompe placée au niveau de l’abdomen.

Auparavant, il faudra cependant passer par plusieurs étapes, et notamment mener des tests toxicologiques pour démonter l’innocuité du traitement, déterminer les doses efficaces, mais également trouver des moyens (biomarqueurs, imagerie…) de suivre précisément l’évolution de la maladie afin de mesurer l’efficacité du traitement. Ces essais seront menés au CHU de Lille.

« Pour espérer enfin changer l’évolution de la maladie, nous proposons une toute nouvelle stratégie thérapeutique : d’une part utiliser notre puissant système de réparation naturelle contenu dans les plaquettes sanguines, et d’autre part apporter en tout sécurité et avec la puissance optimale cette réparation directement dans le cerveau. Un peu comme une greffe de cellules souches, mais de manière plus contrôlée et plus continue. C’est cela SECRET GIFT. »

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