Yves BARBREAU
Yves BARBREAU
Diagast

Président
M. BARBREAU vous êtes le président de DIAGAST, pouvez-vous nous présenter votre société ?
DIAGAST a été créée en 1988 pour permettre la commercialisation des réactifs développés par le Centre Régional de Transfusion Sanguine de Lille. Depuis 20 ans, forts de notre savoir-faire historique en immuno-hématologie, nous avons progressivement enrichi notre offre pour devenir aujourd’hui le partenaire de référence en matière de compatibilité transfusionnelle.
20 ans après sa création, DIAGAST, dont le site de production est situé sur le Parc Eurasanté, compte 125 employés et réalise un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros.
Quels sont les moyens que vous investissez en R&D ?
2002-2007 a représenté une période au cours de laquelle nous avons énormément investi en recherche et développement, soit environ 12% de notre chiffre d’affaires. Une période qui correspond à la recherche sur la technologie EM et son développement industriel et commercial. Nous avons notamment déposé 6 brevets sur cette technologie innovante. Depuis mi-2007, la part de dépenses R&D a fléchi du fait d’un rééquilibrage avec les fonctions production et bien sûr qualité qui ont alors pris le relais.
Peut-on parler de virage stratégique opéré en 2003 ?
En fait, l’entreprise, spécialisée dans la production et la vente de réactifs pour analyses en immuno-hématologie a intégré progressivement l’environnement des réactifs avec les automates, les logiciels d’interprétation, ou encore la formation du biologiste.
Mais c’est effectivement en 2003 que nous avons développé l’EM Technology, une technologie innovante qui va créer une mini-révolution du secteur. L’Erythrocytes Magnetized Technology est basée sur la magnétisation des hématies et n’utilise pas la centrifugation. Il en résulte un instrument final d’interprétation et de diagnostic plus fiable, des cadences de test plus importantes (de 1 à 144 échantillons par heure), et également une autonomie de travail plus grande pour l’automate (jusqu’à 6 heures). Les résultats sont interprétés à l’aide d’un logiciel d’analyse d’images via une caméra.
D’une offre mono produit à la base, nous sommes ainsi passés à une offre intégrée composée de l’automate, des réactifs et du logiciel d’analyse et de diagnostic. Pour cela nous avons intégrer de nouveaux métiers comme l’électronique, l’informatique, ou encore la micro-mécanique.
L’objectif aujourd’hui est de poursuivre et réussir notre mutation industrielle. A savoir de passer d’une chaîne de production artisanale à une production de type industriel.
En 2008, vous faites votre entrée sur le marché nord américain…
En effet, nous avons obtenu en janvier dernier une licence FDA nous autorisant à produire sur notre site du Parc Eurasanté et à commercialiser aux Etats-Unis les gammes de réactifs OLYMP. Cette obtention est un formidable coup d’accélérateur à notre activité. Cet agrément nous ouvre l’immense marché américain qui alimente notre croissance aujourd’hui avec plus de 5 millions de donneurs de sang américains qui devraient être testés dès 2008.
Aujourd’hui quels sont les produits proposés par DIAGAST ?
Notre offre se compose principalement de 4 gammes :
Une gamme traditionnelle composée des réactifs monoclonaux. Cette activité est aujourd’hui en déclin, dominée par nos gammes plus technologiques.
L’EM Technology, avec laquelle nous mettons à disposition de nos clients tout l’équipement nécessaire. Le client, qui paie au test, n’a ainsi pas besoin d’acquérir la machine ;
La carte prétransfusionnelle, destinée essentiellement au marché français. Cette carte permet un contrôle ultime de compatibilité des groupes sanguins du patient et de la poche. Avec ce produit, nous détenons environ 90% du marché français et connaissons une croissance similaire à celle du marché, soit 6% annuellement.
Et la gamme OLYMP, qui correspond aux réactifs développés pour OLYMPUS, que nous vendons essentiellement aux Etats-Unis. Le marché américain représente ainsi 6 fois le marché national sur lequel nous détenons par ailleurs 90% de parts de marché.
Quelques mots sur votre présence commerciale ?
Nous sommes actuellement présents dans près de 50 pays, répartis sur les 5 continents, principalement par le biais de distributeurs. Des marchés comme le Brésil et l’Inde sont des marchés très dynamiques et nous n’excluons pas pour ce dernier d’y ouvrir un bureau de représentation. Nous projetons également de nous lancer prochainement sur les marchés russe et chinois.
Nous disposons également de deux filiales, l’une en Italie, à Milan, et l’autre en Espagne, à Madrid. Nous sommes également présents aux Etats-Unis grâce à notre partenariat avec OLYMPUS, initié avec la mise au point de réactifs spécifiques à leurs automates et qui se poursuit avec la commercialisation de ces produits sur le marché américain.
Nous nous développons fortement à l’export et recrutons dans ce domaine. D’ailleurs, si nous recrutons généralement des ingénieurs, nous recherchons également des profils à l’international.
Quels arguments avancez-vous notamment pour attirer vos futurs collaborateurs ?
Nous offrons à nos collaborateurs, ou futurs collaborateurs, la possibilité de se réaliser professionnellement, avec beaucoup d’autonomie, au sein d’une structure souple, dynamique et très conviviale. Aussi, nous recherchons des personnes créatives, actives et résolument passionnées. Sportives peut-être aussi !
Il est vrai que le personnel au sein de DIAGAST est très sportif. Nous comptons notamment une équipe de pas moins 16 marathoniens (+12% de l’effectif). Lors d’un raid multisports que nous avons organisé l’année dernière, 80% du personnel ont participé volontairement à la manifestation. Ce fut une véritable réussite.
Vous organisez par ailleurs chaque année une course humanitaire autour de l’Arche de la Défense à Paris...
Oui, cette année sera la 5ème édition de la course que nous organisons au profit de l’Association Française du Syndrome d’Evans (AFSE). Cette course se déroule autour de la grande Arche de la Défense. L’ensemble des inscriptions est reversé au profit de l’association. L’année dernière nous avons ainsi mobilisé une centaine de coureurs et récolté 4.250 euros de dons.
Rendez-vous donc le jeudi 6 novembre prochain à partir de 19h30 sur le parvis de la Défense !
Propos recueillis en mai 2008



